Les décideurs

Samedi 8 août 2009



Dans sa lettre du 29 juillet, à l'attention du président de la république et du président de la Cnaf Jean-Louis Deroussen, Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarité actives contre la pauvreté, exprime sa gratitude envers les différents acteurs de la branche Famille pour la mise en oeuvre réussie du Rsa.



Merci Monsieur Hirsch pour votre loi appliquée à la va-vite ainsi que pour les petits moyens qui l'ont accompagné lors de sa mise en oeuvre. Nous n'avons pas fini de payer l'addition.
Espérons que vous saurez récompenser les efforts du plus bas de l'échelle et pas seulement des administrateurs et décideurs qui sont à l'heure actuelle les seuls à se féliciter de votre loi. On se demande bien pourquoi puisqu'ils ne la connaissent pas et ne l'appliquent pas au quotidien.
D'une pierre deux coups, vous pourriez même proposer la réévaluation de la valeur du point comme ça tout le monde serait content, les plus riches comme les plus pauvres de notre administration. Ces derniers vous remercient d'ailleurs, très cher Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, de leur permettre de toucher le RSA. Nos salaires précaires et insuffisants méritaient bien votre loi. Vous pouvez légitimement vous auto-congratuler.



Par Petit Technicien N3
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Lundi 23 février 2009

Allô allô y'-a-t'-il quelqu'un?
Madame Morano vous êtes là?
Monsieur Drouet, présent?


On se demande bien si ces interlocuteurs existent, réellement dans la vraie vie !

Des décisions ils en prennent pourtant, mais après quelles concertations, face à quelles interlocuteurs? Aie aie aie ça me fait peur.

On s'adresse à eux poliement en rédigeant de belles missives et ils nous snobent. On peut critiquer les allocataires qui se plaignent de ce que leurs courriers ne nous parviennent jamais mais je commence à déceler la faille y compris au plus haut sommet de notre hiérarchie.
Le courrier papier ça fonctionne pas, le mail immatériel non plus. Reste plus que le nuage de fumée ou le SMS.
Que faut-il faire pour qu'ils nous répondent, passer à une vitesse supérieure, casser des vitrines, brûler des palettes et faire la une des journaux? Loin de moi l'idée de prôner la violence mais c'est à légitimer l'illégitime.

Combien de fois nous a t'on dit que l'on nous entendait? Difficile à croire en pareilles circonstances, c'est le no-man land de la répartie.
Étrangement nos décideurs se font souvent remarquer pour prendre des mesures injustes et quand on leur demande des comptes et des explications ils sont déjà moins nombreux à se bousculer au portillon.
J'ai relancé à plusieurs reprises Madame Nadine Morano. J'ai l'assurance que mes e-mails sont bien arrivés à destination mais ont-ils au moins été lus ça je ne peux me prononcer. Elle n'est pas seule à s'occuper de son secrétariat d'Etat et les problèmes elle en a connaissance. Encore faut-il qu'elle ne se cache pas derrière.
Seulement vu comment elle communique dans les médias j'ai presque pas envie qu'elle réponde à mes mails de peur de passer pour un abruti pour ne pas jouer les vulgaires.
Jugez plutôt comment elle se vantait de la baisse des prix pour la dernière rentrée scolaire. Ça fait froid dans le dos.
On peut innocemment croire en des convictions parfois utopiques mais lorsqu'il s'agit de jouer avec la crédulité de ses concitoyens c'est tout bonnement minable et scandaleux.



Nadine Morano en opération de com rondement menée
envoyé par rue89



Pour ceux qui n'auraient pas compris le pourquoi de ma critique, il faut juste savoir que le dernier quidam interrogé par Mme Morano n'est pas aussi simple qu'il n'y parait malgré sa chemisette et son attitude débonnaire. Non c'est en fait un élu UMP qui faisait partie de la délégation présente lors de cette visite au beau milieu du peuple d'en bas. Un grand merci à lui qui a raté la nomination aux Oscars devancé de peu par Brad Pitt. Dommage, déguisé en vieillard il aurait eu toutes ses chances. L'année prochaine peut-être...

Et notre cher Directeur de la CNAF fraîchement diplômé n'a t'-il pas appris lors de ses formations à faire preuve d'un minimum d'écoute responsable lorsqu'on s'adresse à lui. C'est la première étape du débat qui consiste avant d'argumenter, à écouter ce que les intervenants ont à dire. C'est un carton entier de lettres qu'il a reçu et nous en retour qu'avons nous eu? Même pas une petite note de service qui lui aurait fait économiser un timbre. C'est peut être ça qui manquait avec notre missive: une lettre T à l'adresse de la Caf 33. Pourquoi n'y ai-je pas pensé bon sang. C'est de ma faute alors. Je croyais naïvement comme pour ma lettre au père Noël que quelques jours plus tard, à défaut d'un cadeau dans mon chausson, j'aurai eu un petit accusé de réception voire une entente cordiale.
Pourtant avant sa nomination à la tête de notre institution, il a notamment occupé les fonctions de conseiller juridique chargé du règlement des différends commerciaux internationaux à la Délégation permanente de la France auprès de l’Organisation mondiale du commerce (ouf c'est long). On oublie vite ses fondamentaux quand on change de portefeuille, quel dommage. 

Mais comment ces personnages publics peuvent-ils se vouloir crédibles quand ils ne le sont qu'auprès de leurs collaborateurs à qui ils s'adressent directement.
Alors quand on me dit qu'on m'a entendu, désormais je craindrai le pire.
C'est pas faute de nous lire car croyez-moi, nous sommes épiés, scrutés par les plus hautes instances ici-même ou sur le forum. Tant mieux, on pourra comprendre aisément ce que je ressens si c'est le seul moyen il a le mérite d'exister et je ne me priverai pas de l'utiliser.
Pour que je sois reconnu (enfin!) il faudra probablement que je me fasse passer pour un salarié pauvre (déjà fait) bénéficiaire du RSA et se félicitant des mesures prises d'en haut pour rationaliser mes minima sociaux et ma précarité. Et avec un peu de chance et du soutien c'est moi qui serait nommé à Hollywood. Angelina ma jolie me voilà, garde moi du dessert!




Par Petit Technicien N3
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Lundi 5 janvier 2009

A l'heure des bonnes résolutions de ce nouvel an, des perspectives moroses et du pouvoir d'achat en berne, il serait de bon ton de savoir ce que gagnent réellement nos agents de Direction. Ne vous offusquez pas, je suis certain que vous vous êtes déjà posé la question sans jamais avoir osé le demander.
On parle de primes de résultat, de fusion, d'objectifs, mais nul ne sait réellement ce qui se cache derrière ce charibia économique ou budgétaire. Enfin, ces sommes sont bien inscrites quelque part et ne doivent rien avoir d'occulte si ce n'est le silence qu'on veut bien leur accorder. Nous faisons certes partie d'une entreprise privée mais la mission de service public implique des fonds du même ordre. Et après tout, mon patron sait que je suis sous-payé © , il n'y a pas de raison que la réciproque inverse ne soit pas dévoilée.

Une chose est sûre, les résultats, les objectifs, ce sont nous qui les vivons au quotidien, ou plutôt qui les subissont à grands coups de pressions. Malheureusement notre porte monnaie n'en voit que trop peu la couleur et les dernières mesures prises ne sont pas là pour y remédier.
Ce thème du salaire de nos décideurs mérite le savoir de toutes et tous car la publicité qui en sera faite permettra de se confronter à une réalité d'injustice flagrante entre la situation des personnels et les leurs. Il n'est pas normal de considérer plus l'un au dépend de l'autre. Avec cette connaissance nous serons enfin mis sur un pied d'égalité informatif à défaut de l'être sur la feuille de paie. Je trouverai cela alors normal de comparer une situation qui est la mienne et que l'on tente de minimiser (agent d'accueil itinérant) face à une autre mise sur un piédestal et récompensée du fait même de l'accomplissement de mon appauvrissement et de mon surmenage.
Si un jour les fruits de notre croissance sont partagés équitablement je tolérerai que "là haut" on parle de mon entreprise comme celles du CAC 40 avec ses produits, ses dividendes, ses fournisseurs et ses clients. Mais jusqu'à aujourd'hui j'en suis loin.
Faisons le rêve de devenir de vrais actionnaires des Caf, car nos investissements valent plus que ce qu'on leur accorde en retour.

Oula je m'arrête car j'ai l'impression de parler comme un Directeur qui nous ferait ses voeux, ou pas !!


Venez donc vous exprimer sur le forum dédié :
Le forum des Agents Caf

Le topic associé à cette question : Le salaire d'un agent de Direction





Par Petit Technicien N3
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Mercredi 19 novembre 2008

Monsieur Hervé Drouet (voir photo tirée du site lesechos.fr) vient d'être nommé à la tête de l'organe chapotant l'ensemble des Caf de France, je veux bien sûr parler de la CNAF.
Âgé de 35 ans et diplômé de l'IEP de Paris ainsi que de l'ENA il était jusqu'à ce jour, Directeur adjoint du cabinet de Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.


Voici la copie du message officiel adressé à l'ensemble des personnels Caf.
Je me suis permis d'anoter quelques traits qui me semblaient essentiels.




Un discours de présentation somme toute assez plaisant. Un monologue qui ne devra pas rester lettre morte sous peine de voir les Caf s'asphyxier du fait de la crise qu'elles traversent.
A lui d'insuffler de nouvelles directives à ses subordonnées afin qu'ils reconnaissent enfin nos métiers et prennent en compte nos revendications salariales. L'attente est grande, il faudra lui faire savoir.
Espérons que sa jeunesse lui sera profitable pour apprécier les difficultés que nous traversons dans nos vies quotidiennes. Les temps changent, la législation et nos compétences aussi, mais les salaires ne suivent pas.
Faisons en sorte que les principes dégagés de ce message officiel s'appliquent aussi à nous qui donnons forme au service public rendu. Je ne vois nul inconvénient à ce que le modèle social s'affirme aussi auprès des salariés de nos organismes et pas seulement dans les prestations légales.
Il lui faudra faire vite et fort pour le bonheur de tous.






Par Petit Technicien N3
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Mardi 18 novembre 2008

Voici la copie du message adressé ce soir à Mme Nadine Morano, Secrétaire d'État à la Famille, qui rencontrera vendredi prochain l'ensemble des Directeurs et Présidents de toutes les Caf de France.
Vous pouvez, vous aussi, si vous le souhaitez, interpeller cette personnalité politique en vous rendant sur le bas de la page de son
blog. Et oui nos représentants aussi s'y mettent.






Photo tirée du site de l'Assemblée Nationale






Lettre virtuelle d'une situation bien réelle adressée Madame Nadine Morano

Secrétaire d'État à la Famille



          Madame la Secrétaire d'État à la Famille,

          Permettez-moi tout d'abord de vous dire à quel point la modernité technologique me surprendra toujours, offrant aujourd'hui la possibilité au modeste citoyen que je suis, d'écrire "directement" à ses Ministres, Secrétaires d'État, tous ces représentants élus ou non que je croyais jusque là inaccessibles et lointains. Les clics de souris et touches du clavier remplacent aisément plume et feuille blanche. La proximité du dialogue est désormais palpable puisque directe.
J'ose toutefois espérer sans utopie que vous lirez personnellement ce message adressé via votre blog dont je viens à l'instant d'apprendre l'existence. Un peu comme une rencontre virtuelle ou un échange immatériel, je vous invite à prendre connaissance du blog que je viens de mettre en place suite au mécontentement régnant actuellement dans cette grande institution où j'exerce le métier de technicien en législation sociale : la
Caisse d'Allocations Familiales de la Gironde. Mes mots n'expriment que le strict reflet de l'impasse dans laquelle se trouve actuellement l'ensemble des personnels confrontés à des décisions locales incohérentes et contestées de tous sauf de ceux qui en sont à l'initiative, en l'occurrence nos dirigeants régionaux.

          Tel un "J'accuse" social des temps modernes, je vous invite, Madame la Secrétaire d'État à la Famille, à vous imprégner de toutes ces aberrations locales dont sont victimes l'ensemble des salariés des Caf de France. De-ci de-là des directeurs accordent une avancée et de l'autre retirent tout ou partie d'un acquis, et cela à discrétion, au gré de la géographie.
Vous n'êtes pas sans ignorer la précarité de la situation actuelle et le moral en berne qui en découle, mais comment pourrait-il en être autrement, je vous le demande.
Notre sous-directeur admet ouvertement, reconnaissons lui sa franchise, que ses propres salariés sont "sous-payés". Au contraire, je ne l'imagine pas "sous-rémunéré" compte tenu des compétences qui sont les siennes. A moins de n'avoir pas compris, il me semblait que le mot d'ordre consistait à travailler plus pour gagner plus et non pas de s'investir, être fictivement reconnus, pour au final devoir gagner moins, voire même devoir de l'argent à son patron. Oui, vous avez bien lu, et à la lecture de notre blog vous comprendrez aisément le mécanisme implacable auquel je fais référence. Comment à t-on pu en arriver là?
Comment pour une même profession, une même grille de salaire, un personnel peut être mieux considéré selon son lieu d'affectation, ses dirigeants. A titre d'exemple, les députés ou sénateurs perçoivent la même rémunération peu importe leur région d'appartenance. Pourquoi devrait-il en être autrement pour moi. En quoi ma situation devrait-elle être plus reconnue au Nord que négligée au Sud ou inversement, les points cardinaux n'ayant aucune incidence en la matière. Je ne demande bien entendu pas le nivellement par le bas mais au contraire une nette amélioration profitable à celles et ceux qui l'espèrent depuis de longues années sans jamais avoir été compris.

           Vous expliquez sur votre site, Madame la Secrétaire d'État à la Famille, que le pouvoir d'achat s'apprécie comme le résultat du travail de chacun et non pas comme un cadeau du Père Noël. Voilà longtemps que je ne crois plus au Père Noël mais j'avais jusqu'à encore récemment l'espoir d'un bénéfice découlant de mon activité. Peine perdue, ma direction épuise mes dernières espérances un peu plus encore.
Pourtant, comme vous l'affirmez si bien en guise de bannière de votre page d'accueil, "Maintenant, tout est possible". Alors, n'hésitez surtout pas, Madame la Secrétaire d'État à la Famille, lors de votre réunion avec les Directeurs et Présidents de l'ensemble des Caf de France, ce vendredi 21/11/2008, à leur répéter ce slogan. Parlez-leur de nous, modestes salariés de cette institution essentielle aux yeux des français. Afin qu'ils comprennent qu'il leur suffit d'y mettre les moyens pour redonner le moral à leurs salariés démotivés par le manque de reconnaissance. A eux de faire en sorte qu'enfin nous puissions récolter le fruit de nos qualifications, de notre polyvalence, de notre implication accrue par nos multiples missions. Vous savez autant que moi que de moyens financiers ils en disposent, alors recommandez leur de les utiliser à bon escient pour que leurs employés depuis trop longtemps au pied de l'échelle, puisse enfin vivre décemment. Notre pouvoir d'achat reflétera enfin la réalité de notre travail.

           Vous connaissez mieux que quiconque toutes ces disparités locales qui ne peuvent perdurer. La mission de service public qui nous a été confiée ne doit pas être bazardée au dépend de ceux qui la mettent en place au quotidien. J'espère en toute sincérité que vous comprendrez l'urgence tant de la situation que de mes propos.

           Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d'État à la Famille, l'assurance de mon profond respect.






Par Petit Technicien N3
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